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En décembre 2019, une nouvelle épidémie de virus s’est déclarée dans la ville de Wuhan, en Chine, à la suite d’un cas unique de pneumonie. Le nouveau (nouveau) virus fait partie d’une famille plus large de virus appelés «coronavirus». Depuis le 11 février 2020, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a «nommé» le nouveau coronavirus COVID-19, abréviation de «coronavirus maladie 2019», selon un rapport de situation publié par l’OMS.

Bien que les experts assurent aux citoyens canadiens que tous les cas confirmés du virus sur le sol canadien ont été maîtrisés avec succès, puisqu’il s’agit d’une infection virale qui n’est pas encore traitable, j’avais quelques questions pour les experts de l’industrie. Voici ce qu’ils avaient à dire:

Q: L’OMS déclare que les nouveaux coronavirus, tels que le coronavirus de Wuhan, «est une nouvelle souche qui n’a pas encore été identifiée chez l’homme». Pourriez-vous décomposer la science d’un «nouveau coronavirus» et expliquer pourquoi il n’a pas été identifié auparavant, ainsi que son potentiel de pandémie.

R: C’est nouveau car il n’était auparavant pas transmis entre humains. Cependant, le COVID-19 (comment il a été baptisé par l’OMS) circulait dans certains réservoirs d’animaux avant de «sauter» de son hôte animal à l’homme à Wuhan (Chine) en novembre / décembre de l’année dernière. L’Agence de la santé publique du Canada évalue actuellement que le risque posé par le COVID-19 est faible. Cependant, les épidémiologistes du monde entier craignent que la Chine ne puisse pas contenir la propagation du COVID-19.

Q: Quelles sont les mesures de prévention les plus efficaces que les Montréalais peuvent prendre pour assurer la sécurité d’un tel virus?

R: COVID-19 n’est pas présent au Québec pour le moment. Jusqu’à présent, les quelques cas de COVID-19 qui ont été introduits au Canada ont été isolés avec succès et leurs contacts retracés. En conséquence, les Montréalais devraient être plus préoccupés par la grippe que le COVID-19. De plus, l’OMS recommande les mêmes mesures de précaution pour la grippe et le COVID-19: lavez-vous souvent les mains, pratiquez l’hygiène respiratoire (toux / éternuez dans votre coude / tissu), évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche, etc.

Q: À votre avis, le gouvernement canadien devrait-il s’inquiéter des effets potentiels du coronavirus? D’un point de vue purement scientifique.

R: Oui, la situation appelle des mesures proactives. Le gouvernement surveille attentivement l’évolution rapide de la situation, même si le risque pour les Canadiens est actuellement jugé faible.

– Dr Mathieu Maheu-Giroux (professeur d’épidémiologie, biostatistique et santé au travail, Université McGill, Montréal)

 

Q: Les symptômes du COVID-19 sont très similaires à ceux du rhume / grippe. Cela étant dit, pourquoi y a-t-il autant d’inquiétude concernant ce virus?

R: Parce que ce virus est une infection respiratoire, il peut évoluer vers une infection plus grave telle que la pneumonie, qui dans certains cas graves peut être mortelle. C’est pourquoi les responsables de la santé publique et les institutions médicales sont vigilants, afin de limiter la propagation du virus.

Q: Pourquoi est-il si difficile de trouver un vaccin contre un virus?

R: Il est en effet possible de développer un vaccin efficace; cependant, le temps qu’il faudra pour le faire est difficile à déterminer pour le moment. Certains des défis impliqués dans le développement de vaccins incluent le fait que les virus peuvent changer avec le temps, et plusieurs virus ont évolué pour inhiber spécifiquement la réponse immunitaire de l’hôte.

Q: Existe-t-il des procédures actuellement en place (au Québec et / ou au Canada) pour gérer une situation pandémique?

R: Je ne suis pas un expert en politique de santé publique, cependant, à ma connaissance, en raison des récentes pandémies de grippe, des pays du monde entier (y compris le Canada) ont en effet mis en place certaines mesures pour faire face à de futures situations de pandémie. ils se présentent.

– Dr Angela Pearson (Professeur de virologie moléculaire et pathogènes viraux, Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie)

Remarque : Cette entrevue (avec le Dr Pearson) n’a pas été traduite mot pour mot, mais a été revue par Dr. Pearson avant sa publication.

* Un merci spécial au Dr Peter Pawelek, (professeur de chimie et biochimie à l’Université Concordia) qui a grandement aidé à découvrir les experts en virologie de Montréal.

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